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Influences Caraïbes : une programmation diversifiée

bilan 2007

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En organisant le festival Influences Caraïbes, nous avions d’abord pour objectif de mettre en valeur la création contemporaine de la Caraïbe sous toutes ses formes : expositions, conférences, cinéma, concerts et arts de la parole.

L’exposition a rassemblé 11 artistes plasticiens venant de la Caraïbe mais aussi du Canada et de Paris. Dans 6 lieux différents à la fois, l’exposition a été l’occasion de nombreux rendez-vous : un vernissage en promenade au son d’une batoucada entre Montmartre et Château Rouge, une soirée slam à la Bellevilloise, une performance de Yane Mareine à la Dynamo de Banlieues bleues, une semaine autour d’Haïti aux Souffleurs avec Barbara Prézeau et ses invités.

Les arts de la parole ont été présents tout le long du festival : en amont du festival pendant 3 semaines, avec les ateliers du collectif de conteurs Ti Woch au centre de loisirs de la rue Damrémont ; dans le cadre de l’exposition avec les créations d’Audrey Smith, Charles Piquion et Marie-Georges Compper enregistrées à la Villette ; au travers les ateliers créoles martiniquais, guadeloupéens et guyanais ; en ouverture du festival avec les soirées Slam organisées par Säb Vadeleux ; en clôture du festival avec les performances d’Igo Drané et Marie-Georges Compper à la Halle aux Oliviers de la Bellevilloise.

Nous voulions aussi faire un état des lieux de la création cinématographique mais surtout favoriser la diffusion de celle-ci. C’est pourquoi nous avions lancé un appel à courts-métrages pour lequel nous avons reçu une douzaine de films. Les 2 meilleurs aux yeux du comité de sélection ont été diffusés en première partie de la soirée du 5 novembre au Mk2 Quai de Seine lors de laquelle nous avons également montré le documentaire de Tigguy « L’appel du Bukut ».

Nous avons également abordé le thème l’homosexualité, tabou dans le Caraïbe, en programmant le documentaire d’Anne Lescot et Laurence Magloire « Des hommes et des dieux » et les courts films de la réalisatrice trinidadienne Inge Blackman « Paradise Lost » et « Legacy ». Ces films ont été suivis de débats avec Anne Lescot et Louis Georges Tin. Les débats se sont prolongés avec la 4e édition du festival Etats d’urgence en novembre 2007 et seront prolongés au printemps 2008 dans le cadre du forum Influences Caraïbes.

Les conférences ont remporté un grand succès notamment les deux conférences en soirée. La conférence « Créole, créolité et créolisation » organisé à la Maison de l’Amérique latine et la conférence sur « Les présences caribéennes en Europe » à la Cité nationale de l’Histoire de l’Immigration ont rassemblé une cinquantaine de personnes chacune et ont donné lieu à un débat d’une grande qualité et d’une grande richesse.

Les concerts ont terminé le festival avec 5 soirées au Divan du Monde et à La Bellevilloise. Nous avions programmé des artistes de toutes générations et de tous styles afin de donner une vision la plus large possible de la création musicale caribéenne aujourd’hui. Les concerts ont été un succès grâce à la qualité des musiciens qui ont su donner le meilleur de leur musique malgré le peu de public ayant réussi a bravé les grèves. Il nous importait de sortir la création caribéenne des lieux clichés estampillés « musiques du monde » ou « musique caribéenne » en les amenant sur des scènes de diffusion généraliste. Programmer ces groupes de talents mais qui n’ont pas énormément d’opportunités de diffusion était un vrai challenge pour notre association mais c’est là que réside le cÅ“ur de notre action : permettre à des grands noms qui restent trop souvent dans les circuits confidentiels d’être exposés de manière significative sur des scènes parisiennes.


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