lundi 22 octobre 2007
Après une école de photographie à Paris, Robert Charlotte est de retour en Martinique où il s’installe comme photographe. L’artiste interroge le corps et ses codes de représentation en privilégiant le portrait. A partir d’un constat qui est celui de la Martinique comme société du spectacle, il tente de capturer le comportement schizophrénique des hommes en créant un jeu perpétuel entre la présence et l’absence, l’immobilisme et le mouvement, la lumière et l’obscurité. Avec la série des portraits réalisés à Fort-de-France, Robert Charlotte pénètre dans la rue et met en lumière la réalité des quartiers sensibles. Derrière la violence quotidienne stigmatisée par les médias locaux, l’artiste expose l’humanisme qui se dégage chez cette population marginale.
