lundi 22 octobre 2007
Lorsque Dimpai Awini arrivait à St Laurent, au début des années 80, la construction de la Charbonnière s’achevait, et il fut embauché à tailler les bardeaux. Il apprit un jour qu’une association avait organisé un concours de tembee pour décorer les portes des maisons. Dans son enfance à Gran Santi, Awini avait appris les tembee auprès d’un ancien qu’il désigne sous le nom de « Inglisi moni ». Il fut l’un des gagnants du concours et décora à lui tout seul 240 portes. Grâce à cette opération, la Charbonnière devint la « vitrine » du tembee sur le littoral, une sorte d’avancée moderne du genre. Aujourd’hui encore, les couleurs primaires des portes décorées tranchent sur le bois devenu gris au cours des ans, rehaussant l’aspect original de la cité de logements. Dimpaï Awini est depuis devenu l’un des grands noms du tembee.
